Schroffenstein

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Une démocratie pour spectateurs

Ce que [Walter Lippmann] appelait « une révolution dans l'art d'exercer la démocratie » devait pouvoir, disait-il, être utilisé pour « fabriquer le consentement », c'est à dire pour obtenir l'adhésion de la population à des mesures dont elle ne veut pas, grâce à l'application des nouvelles techniques de propagande. Lippmann pensait que c'était là une bonne idée et même une idée nécessaire, car, selon lui, « le bien commun est une notion qui échappe complètement à l'opinion publique ». Il ne peut être compris et géré que par une « classe spécialisée » d'« hommes responsables », dotés des capacités requises pour donner un sens aux choses.

[…]

Lippmann a appuyé sa position sur une théorie très détaillée de la démocratie progressiste. Il a expliqué qu'on trouve diverses catégories de citoyens dans une société démocratique qui fonctionne bien. Au premier plan se trouvent ceux qui doivent participer activement à la gestion des affaires d'intérêt général. Ils appartiennent à la classe des spécialistes, ceux qui analysent, administrent, décident et dirigent sur les plans politique, économique et idéologique. Cette classe représente un faible pourcentage de la population. De toute évidence, les promoteurs de ces idées font toujours partie de cette élite et parlent de ce qu'il faut faire de ces autres qui en sont exclus, c'est-à-dire, de tous ceux qui forment l'immense majorité de la population et que Lippmann nommait le « troupeau dérouté ». La tâche consiste à se protéger contre « les piétinements et les rugissements du troupeau dérouté ». Désormais, il y a deux « fonctions » en démocratie : d'abord celle des spécialistes, ces hommes qui dirigent le pays, c'est-à-dire à qui revient le rôle de penser et de planifier, ceux qui comprennent ce qu'est le bien commun ; ensuite, la fonction dévolue à ceux qui font partie du troupeau dérouté. Leur rôle en démocratie, explique Lippmann, c'est d'être des « spectateurs » et non des participants actifs. Toutefois, puisque nous sommes en démocratie, leur rôle ne s'arrête pas là. De temps en temps, on leur accorde la possibilité de dire « c'est celui-ci que nous voulons pour chef » ou bien « c'est celui-là ». C'est que nous sommes une société démocratique plutôt qu'un État totalitaire. C'est ce que l'on appelle des élections[1]. Mais dès qu'ils ont donné leur appui à l'un ou l'autre des spécialistes, on attend des membres du troupeau qu'ils se retirent et deviennent les spectateurs de l'action sans y prendre part. Ce sont là les règles d'une société démocratique qui fonctionne bien.

Il y a une logique dans tout cela et même une sorte de principe moral contraignant. Ce principe, c'est que la majorité de la population est tout simplement trop stupide pour comprendre les choses. Si elle essayait de participer à la gestion de ses propres affaires, elle ne réussirait qu'à susciter des problèmes. […] Notre devoir nous impose de dompter le troupeau dérouté, de ne pas lui laisser l'occasion d'exercer sa violence, de tout piétiner et détruire. […]

Il est donc nécessaire d'avoir recours à un moyen quelconque pour dompter le troupeau et ce moyen n'est rien d'autre que la fabrication du consentement, cette révolution dans l'art d'exercer la démocratie. Les médias, l'enseignement et la culture doivent être séparés : on a un système pour l'élite et un autre pour la populace. Ces trois éléments doivent fournir à la classe politique et aux décideurs une vision convenable de la réalité, mais ils doivent aussi leur inculquer les dogmes appropriés. […] Tout cela doit se faire discrètement, ce qui signifie que les spécialistes doivent avoir assimilé les dogmes et les doctrines qu'on leur inculque et qui servent les intérêts des puissants. Ceux qui n'y parviennent pas ne feront pas partie de cette classe. […] Il ne reste plus qu'à distraire le troupeau dérouté, à détourner son attention, à le protéger contre sa prédisposition à créer des problèmes, à s'assurer qu'il demeure tout au plus spectateur de l'action en veillant néanmoins à l'autoriser de temps en temps à appuyer l'un ou l'autre des vrais dirigeants, parmi lesquels il lui est alors possible de choisir.

Nombreux sont ceux qui ont développé ce point de vue fort conventionnel, en fait. Par exemple, Reinhold Niebuhr […] soutenait que la faculté de raisonner est très peu répandue, que seul, un nombre restreint de personnes la possède. La plupart des gens se laissent dominer par leur émotions et leur impulsions. Ceux d'entre nous, expliquait-il, qui possèdent la faculté de raisonner doivent créer des « illusions nécessaires » et des « simplifications abusives, mais émotionnellement convaincantes »[2] pour maintenir plus ou moins dans la bonne direction les simples d'esprit naïfs. Cette idée est devenue l'un des principaux thèmes des sciences politiques contemporaines.

Extrait de Propagande, médias et démocratie
de Noam Chomsky et Robert W. McChesney

... sur ce, passez de bonnes élections :P

Notes

[1] Élections, piège à...

[2] C'est que nos ministres appellent faire un travail de "pédagogie". Personnellement, je trouve le terme très insultant mais apparemment leurs conseillers en communication n'ont pas eu l'air de trouver ça gênant jusqu'à présent.

Blip.tv is a shit

Je me servais de Blip.tv pour héberger mes vidéos et les mettre en ligne ici mais depuis la fin du mois de mars il n'est plus possible de télécharger ni de diffuser les vidéos en HTML5. Blip impose désormais l'utilisation de leur lecteur flash.

Blip.tv is a shit

Pendant quelques temps les vidéos seront donc indisponibles. Je vais essayer de trouver une solution mais migrer une petite centaine de vidéos ce n'est pas simple surtout quand on n'a rien sauvegardé.

On avait déjà eu droit l'année dernière à une refonte de l'interface de leur site qui avait eu pour conséquence l'élimination des liens de téléchargement, des licences creative commons et de la lecture des vidéos en mode HTML5... il ne restait que le flux RSS pour contourner ces restrictions mais là la mesure touche directement les liens (qui ne sont en réalité que de simples redirections) et s'applique côté serveur. Il n'est possible de contourner qu'en changeant son user-agent pour se faire passer pour itunes ou miro... bref pour un accès grand public via le web c'est mort.

On croit regarder des nuages, en réalité c'est la fumée des usines...

EDIT : Normalement, c'est rentré dans l'ordre.

Qu'est-ce qu'un lectorat haut de gamme ?

Lu aujourd'hui sur l'article Madame Figaro de Wikipédia :

L'approche rédactionnelle et l'iconographie ciblent un lectorat haut de gamme avec une attention pour le grand public.

Déjà c'est gentil d'avoir une petite attention pour les pouilleux hein :D [1]
Mais qu'est que ça veut dire lectorat haut de gamme ? Perso, j'ai spontanément pensé que ça désignait une élite intellectuelle, ce qui aurait été un comble.
Mais après avoir lu l'article haut de gamme ça m'a fait marrer :

Les produits haut de gamme sont des marchandises, services ou biens immobiliers qui ciblent les consommateurs aux revenus élevés.


En réalité la phrase sur Madame Figaro veut dire :

L'approche rédactionnelle et l'iconographie ciblent un lectorat aux revenus élevés.

Mais si on recolle les morceaux de manière très euh... terre à terre ;)

Les lecteurs de Madame Figaro sont des marchandises, services ou biens immobiliers qui ciblent les consommateurs aux revenus élevés.

Ces derniers étant bien évidemment les annonceurs de parfums, montres, sacs à main, crèmes de beauté, chaussures et gros cailloux (quand je pense qu'il y a vraiment des bijouteries qui s'appellent comme ça).


Et donc si on reformule le lapsus contenu dans la phrase d'origine ça donne :

L'approche rédactionnelle et l'iconographie ciblent des lecteurs-marchandises pour le compte d'annonceurs-consommateurs aux revenus élevés.

Bref, comme dirait l'autre : "ce que nous vendons à gros cailloux c'est du temps de cerveau humain disponible" quoi ! :)

Note

[1] D'après l'historique il était écrit "lectorat haut de gamme et grand public" la modification a été faite par un fervent lecteur du Figaro c'est également la même personne qui a tenu à répéter l'expression "lectorat haut de gamme" dans la section historique et qui a créé les liens internes vers l'article haut de gamme

Anarchie dans la Sarthe

Un podcast arteradio/médiapart sur les raisons profondément politiques de ne pas voter lorsqu'on est "anarchiste libertaire". Le podcast est sous licence Creative Commons by-nc-nd.

(fichier audio au format Ogg Vorbis)

La stratégie du choc

Un article constipationniste aujourd'hui parce que je trouve très "troublant" comme dirait Jean-Marie Bigard toutes ces coïncidences.
Alors que la campagne électorale tournait de plus en plus autour de thèmes clairement islamophobes (les cantines halal, "les civilisations qui ne se valent pas", etc), un fanatique religieux[1] sous surveillance par la DCRI depuis longtemps et particulièrement "dans le collimateur" depuis son retour d’Afghanistan parvient malgré cela à tuer un militaire le 11 mars, deux autres 4 jours plus tard (des militaires quand même !) et encore 4 jours après il parvient à ouvrir le feu dans une école, pour qu'enfin on le trouve et le tue (ah ben oui, il fallait bien le tuer ça aurait été gênant sinon... Dingue comme on a du mal à attraper vivants les "méchants" qui pourraient avoir des trucs intéressants à raconter : Ben Laden, Kadhafi...)

Pour être un peu plus sérieux, peut-être connaissez-vous La stratégie du choc de Naomi Klein ? Au départ c'était un bouquin et j'ai découvert aujourd'hui qu'on en avait fait un documentaire en 2010. On le trouve depuis plus d'un an sur Youtube donc je me suis empressé de le rajouter à la liste. On peut lire sur l'article de Wikipédia tel qu'il est à cette heure.

[...] le premier chapitre porte sur la torture et plus particulièrement sur les expériences de lavage de cerveau effectuées par Donald Ewen Cameron, financées par la CIA. Ces recherches avaient pour objectif de détruire la personnalité du sujet, en lui administrant des chocs divers (substances chimiques, électrochocs), dans le but d'obtenir une « page blanche » sur laquelle on pourrait écrire une nouvelle personnalité.

S'appuyant sur d'importantes recherches documentaires, Naomi Klein soutient que de la même manière, des désastres (catastrophes naturelles, changements de régimes), qui conduisent à des chocs psychologiques, permettent aux chantres du capitalisme d'appliquer la doctrine de l'école de Chicago dont Milton Friedman est l'un des représentants les plus connus. Ils imposeraient à l'occasion des désastres des réformes économiques que Naomi Klein qualifie d'ultra-libérales telles que la privatisation de l'énergie ou de la sécurité sociale. De telles réformes n’étant pas possibles sans crise.
[...]
Les politiques qui ont été pratiquées aux États-Unis depuis 1990, mais plus particulièrement sous l'administration Bush, sont particulièrement visées, notamment la privatisation progressive de la sécurité aux États-Unis. Cela la conduit à s'intéresser à la gestion de la guerre en Irak. Pour elle, on assiste depuis 2001 à l'émergence d'une industrie de la sécurité intérieure, les attentats du 11 septembre ayant été utilisés comme un choc « utile ».

Article La Stratégie du choc de Wikipédia à 16h17 le 22/03/2012

Et bien j'espère que ce « choc » terroriste qui vient de se produire ces derniers jours ne sera pas un « choc utile » à la réélection de Sarkozy comme ça a pu être le cas avec le 11 septembre pour Bush ou comme avec l'attentat bactériologique qui a permit l'élection du Haut-Chancelier Sutler dans V pour Vendetta[2].

Deux extraits montés de V pour Vendetta
(vidéo au format webm)

Le documentaire La Stratégie du choc

Naomi Klein, Michael Winterbottom et Mat Whitecross - La stratégie du choc
(vidéo au format webm)

Notes

[1] Quand je lis la bio sur Wikipédia, je ne peux pas m’empêcher de penser qu'il est le parfait exemple de ce que produisent les politiques menées contre la délinquance depuis que Sarkozy est ministre de l'intérieur... d'un délinquant "calme, gentil et respectueux" voilà ce qu'on obtient après un passage en prison et quelques années de détresse sociale

[2] J'ai pensé tout de suite à ça en apprenant la nouvelle, je ne sais pas pourquoi... peut-être qu'il me faudrait un bon lavage de cerveau pour me reprogrammer correctement... :P

L'État et les banques, les dessous d'un hold-up historique

Conférence recommandée par ma mère :)

Conférence de Myret Zaki et Étienne Chouard
L'État et les banques, les dessous d'un hold-up historique
(vidéo au format webm)

Exploiter c'est préserver

Sur Rue89, il vient d'y avoir un article sur le véganisme malheureusement titré Bonne nouvelle pour les vaches, les végans progressent en France si bien que dans les commentaires pas moyen d'échapper à cette idée mainte fois répétée que l'exploitation des vaches permet leur préservation et que donc - ah ah ah - ce n'est pas une si bonne nouvelle que ça pour les vaches.

Dernièrement j'avais lu aussi dans le Consom'Action (le journal des magasins Biocoop) du mois de novembre dans la rubrique "De vous à nous" (courrier des lecteurs) :

Les abeilles se font rares. Je m'abstiens de consommer leurs produits, pour ne pas leur voler ce qu'elles ont de plus précieux pour se perpétuer. En faire un commerce me gêne, je souhaiterais plutôt qu'on laisse les populations se refaire un peu. Qu'en pensez vous ?

Céline (49)

Soyez rassurée Céline ! Pour Pascal Leroy, apiculteur dans le Var et dirigeant de Propos'nature que nous avons interrogé pour vous, « on ne leur vole pas leur production ». Au contraire ! « L'apiculture permet la protection des abeilles : on veille à leur survie, à leur donner ce dont elles ont besoin pour se développer. S'il n'y avait pas d'apiculteurs, on ne se rendrait même pas compte que les abeilles disparaissent ! Si on ne consommait pas le lait ou la viande des vaches, pensez-vous qu'ici il y en aurait encore beaucoup ? C'est exactement pareil... Je dirais qu'en consommant les produits de la ruche, qui plus est bio, on contribue à soutenir l'action des apiculteurs et le maintien des abeilles... »

Réponse du journal

Personnellement, je ne suis pas en pratique végan même si je tends à l'être.[1] Je comprends parfaitement qu'on puisse ne pas vouloir d'une vision utilitariste de l'animal (y compris concernant les abeilles). Seulement, même si dans les faits l'homme est le puissant et décide pour l'animal, il est aussi possible de voir l'animal comme un compagnon avec lequel on puisse échanger des services, avoir un rapport de réciprocité avec lui sans qu'il y ait un exploiteur et un exploité.

Par exemple, l'homme propose le gîte et le couvert au chat, en échange celui-ci fait fuir les rongeurs environnants. Je prends l'exemple du chat parce qu'il est l'animal domestique le plus indépendant. Chez moi, les chats vivent dehors jour et nuit à 2 mètres de la forêt. Ils ont une cabane bien à eux qu'ils utilisent ou pas selon leur humeur, se nourrissent des croquettes et terrines végétales qu'on leur donne le plus souvent mais croquent quelques souris et oiseaux à l'occasion (et nous laissent des morceaux de choix aussi). En définitive, ils ont tout à fait la possibilité de se barrer s'ils le souhaitent (l'un deux a failli le faire lorsqu'on a déménagé). Peut-être sont-ils conditionnés à rester ou peut-être y voient-ils aussi leur intérêt.

Bref, le problème en ce qui concerne les autres animaux qu'on élève c'est qu'il n'y a pas beaucoup d'espace sauvage qui leur permettent de s'émanciper (pour le chat c'est plutôt facile, certains diront même que c'est un nuisible). Donc l'élevage qui aurait pu ne pas être systématiquement utilitariste à l'ère préhistorique, le devient dans les faits à l'ère industrielle[2] et c'est probablement ce qui dérange les végans.

Pourtant les vaches sont capables de vivre en liberté. Quelques exemples :

  • Les vaches qui vont en estive à la montagne se nourrissent, se reproduisent, se déplacent sans contrainte et sans assistance humaine (l'essentiel du boulot est de les regrouper de temps en temps et éventuellement les soigner quand il y a des problèmes... parce qu'il y a malgré tout une exploitation derrière)
  • En Inde les vaches circulent librement dans les rues du fait que la loi interdit de les tuer.
  • En Corse, on a aussi des vaches qui sont « abandonnées » de leurs éleveurs si bien que les municipalités dans les villages de montagne sont parfois amenées à s'en débarrasser à cause des dégâts dans les rues et jardins. (On trouve aussi des chèvres d'élevage redevenues sauvages dans la réserve naturelle de Scandola, signe que l’adaptation se fait sans problème)

Personnellement, quand j'avais fait un "stage" agricole on m'avait attribué une vache gasconne appelée Nélao que j'avais l'air de beaucoup intriguer. Elle était, comme son nom l'indique, née en pleine montagne. Quand je suis arrivé, elle venait l'hiver de donner naissance toute seule à des jumeaux. Les éleveurs l'avaient cherchée mais elle avait pris soin de se cacher dans des fourrés pour vêler. C'était donc une grande fierté pour eux que d'avoir dans leur troupeau une bête aussi débrouillarde et qui parviennent à vêler sans encombre (les gasconnes sont réputées pour avoir souvent des complications à la naissance.). Bref, une fois dans la nature, les animaux font bien ce qu'ils veulent aussi.

Et comme on peut le voir avec les bisons et chevaux de Przewalski des monts d'Azur, il suffit d'un petit coup de pouce pour qu'ils accomplissent de vrais miracles.[3]

Extrait de l'émission Vu du ciel - Les héros de la nature : le Sénégal
(vidéo au format webm issue de chez Youtube)

En conclusion (un peu téléscopée mais la vidéo en dit beaucoup), tant qu'on a pas tenté une mise en pratique en prenant soin de réserver un espace sauvage, l'argument consistant à dire que l'exploitation des vaches est la seule option qui permette leur préservation relève selon moi du fantasme.

Notes

[1] Pas de cuir, pas de fourrure, pas de viande ni poisson ni "fruits" de mer, peu de miel, peu d'œufs et peu de produits laitiers (ne restent que le gruyère rappé et le fromage de chèvre frais sans présure animale en gros). Après, quand je suis invité à dîner, je ne refuse pas du pain d'épice ou du fromage sinon les discussions seraient interminables...

[2] Cela dit, aujourd'hui encore, il y a des éleveurs qui ajoutent à leur cheptel des animaux totalement inutiles par rapport à leurs objectifs. J'avais des voisins, dans mon ancien logement, qui élevaient des poneys avec leurs moutons sans véritable raison. De même aujourd'hui je vois des ânes dans les prés qui ne font rien d'autre que jouer et passer le temps alors qu'à côté l'éleveur produit de la charcuterie de porc et du fromage de brebis.

[3] Bon après on peut aussi dire qu'entretenir et surveiller des animaux sauvages pour faire du tourisme vert ou pour entretenir des forêts c'est utilitariste, mais ce serait assez mesquin et ce n'est visiblement pas la première motivation de Patrice Longour.

Bernard Stiegler, le péché originel

bernard-stiegler-2.jpg

Montage créé sur Gimp, sous licence Creative commons by-sa
(Photos issues des rencontres RSLN[Flickr] - fichier source .xcf)

bernar-stiegler.jpg

Montage criminel et sauvage sous licence JEARAF

Il y a des "connards amers", comme dit Tristan Nitot, qui ne voient vraiment pas plus loin que le bout de leur nez. Bref, c'était un billet d'humeur imagé en réaction aux commentaires (toujours les mêmes) qu'on lit sur le Framablog à propos de Bernard Stiegler.

Comme dit Hector V. : "Quand Bernard Stiegler nous montre d'intéressantes lunes, l'imbécile regarde son Mac"

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